Si la recherche d’un premier emploi sérieux est déjà difficile pour les jeunes diplômés, elle est devenue une véritable bataille en 2020, année de la crise sanitaire mondiale qui a eu des répercussions sur les entreprises. Le village de l’emploi a mis au point une méthode qui permet aux jeunes participants à son programme de signer un contrat immédiat dès après leur formation.

Jeunes diplômés, les difficultés de la quête du premier emploi

Entre les mois de juin et septembre 2020, la situation de l’emploi a connu une petite embellie en comparaison avec son niveau avant la crise sanitaire. Les chiffres de l’Insee, datant de décembre 2020, évoquent quelques 401.000 créations d’emplois en septembre si ces chiffres avaient reculé de 2,7 % au début de la période de confinement liée à la covid19. A cela s’ajoutent, évidemment, plusieurs aléas auxquels ces jeunes candidats doivent faire face: la concurrence des profils seniors et experts, le manque de polyvalence, caractère aujourd’hui de plus en plus demandé par les recruteurs, et bien évidemment, une vision encore incomplète du secteur. Et pourtant, l’informatique est un secteur qui recrute, et la tendance générale de la vie des entreprises confirme l’essor de la digitalisation des services. Il y a un avenir professionnel pour les jeunes diplômés dans cette branche. D’ailleurs, l’Organisation internationale du travail (OIT) dans son analyse des tendances mondiales de l’emploi des jeunes 2020 évoque clairement l’importance de miser sur les technologies numériques afin d’aboutir à une adéquation entre l’offre et la demande de travail. A travers la réussite de son programme, le Village de l’emploi fait écho à cette idée de l’OIT. Il propose aux jeunes diplômés de faire l’expérience d’un accompagnement sur mesure avec une embauche immédiate à la clé. Découvrez l’histoire de ce grand challenge sur europe1.fr.

Coaching en communication : un atout non-négligeable pour convaincre les entreprises

Communiquer efficacement n’est pas inné à toutes personnes et c’est d’ailleurs un motif qui peut jouer en défaveur des jeunes candidats à l’embauche. En s’inscrivant au village de l’emploi, ils ont droit à un coaching personnalisé sur les branches professionnelles de l’informatique, principales spécialités de la structure. Mais ils ont aussi un encadrement individuel sur la communication proprement dite. Construire son relationnel avec intelligence, apprendre à réseauter sans forcer, travailler sa communication interpersonnelle, animer son équipe: autant de points auxquels les futurs employés seront exposés dans leur quotidien. Ce, en particulier s’ils sont appelés à occuper des postes à responsabilité, tels que prévus pour les apprenants du village dans un proche futur. Ces soft skills seront abordés durant le coaching. En effet, ces aptitudes sont souvent négligées, or, les dirigeants d’entreprises sont sensibles à ces qualités. Elles dénotent une personnalité avenante qui peut contribuer habilement à souder une équipe ou bien à nouer des partenariats voire décrocher des marchés intéressants dans l’avenir.

Comment s’assurer d’avoir un recrutement immédiat ?

Tous les ans, 750 000 jeunes, sortis de l’université, cherchent leurs premiers jobs et nombreux ne l’auront pas l’année de l’achèvement de leurs cursus académiques. Mais le Village de l’emploi permet aux jeunes inscrits à son programme d’inverser la vapeur : ces derniers suivront un coaching de neuf mois et signeront un contrat en CDI chantier à l’issue de cette période. Comment est-ce possible ? Ce programme a été expérimenté pendant vingt ans et permis à plus de 5 000 participants de démarrer leurs carrières professionnelles. Grâce aux entreprises partenaires qui financent la formation des jeunes inscrits, ces derniers bénéficient en même temps qu’un cursus gratuit, d’une embauche immédiate. En effet, ces entreprises ont la possibilité d’investir dans la formation de ces ressources humaines pour bénéficier, à l’issue des neuf mois de parcours, d’un personnel compétent et opérationnel. En pratique : les six premiers mois se déroulent en atelier, et le dernier trimestre, en milieu professionnel, validé par un contrat en CDI chantier. Pendant cette immersion, les personnes bénéficiaires du programme ont l’occasion d’appliquer les compétences acquises et renforcées durant le premier semestre. Elles gardent le contact avec les formateurs du Village de l’emploi qui les conseillent et les appuient jusqu’à la fin du cursus. Pour revenir à l’emploi proprement dit, il s’agit d’un contrat de trois ans, qui est la période normale pour la réalisation d’un chantier : une perspective de carrière évolutive n’est pas à exclure pour les jeunes embauchés.

Insertion professionnelle : un poste immédiat dans quatre secteurs

Le Village de l’emploi a développé quatre spécialités, essentiellement liées à l’informatique, auxquelles les participants au programme peuvent s’inscrire. Ils suivront par la suite une formation de six mois dans les 2000 m² du centre de formation et le dernier trimestre, en milieu professionnel. Ces quatre spécialités sont l’assistance à la maîtrise d’ouvrage, le Business Intelligence, le data management, et les nouvelles technologies et développement. Ces spécialités aboutissent à différents débouchés professionnels : analyste-concepteur, spécialiste dans l’informatique décisionnelle, administrateur systèmes, développeur web, concepteur d’applications et de logiciels, gestionnaires de base de données, assistants en maîtrise d’ouvrage dans le domaine des finances, de la banque, de la grande distribution etc. Ce sont des postes désormais à la portée des personnes qui auront profité du cursus du Village de l’emploi, que leurs profils soient plutôt littéraire ou bien plutôt scientifique. Deux conditions sont exigées pour entrer dans le programme : avoir un niveau universitaire de bacc+2 et être motivé à décrocher un contrat.

L’embarras du choix pour les jeunes : 200 offres d’emplois analysés tous les jours

Tous les jours, les experts en recrutement dans le centre du Village de l’emploi traitent quelques 200 offres d’emplois dans ces quatre spécialités ou dans des domaines connexes. C’est le signe que les offres de postes sont nombreuses, et qu’il existe un véritable marché du travail dans le domaine de l’informatique. C’est autant de choix possibles pour les lauréats. Chaque mois, un budget de 45 000 euros est utilisé pour identifier les postes adéquats, correspondant aux profils des candidats et aux attentes des entreprises. A ce stade, les experts en recrutement ont aussi un embarras du choix : des CV consolidés, une polyvalence évidente, des qualifications prouvées. Toutes les parties prenantes s’en sortent gagnantes : les lauréats qui ont désormais un emploi avec une vraie perspective d’évolution, les entreprises qui ont des ressources humaines formées, qualifiées et opérationnelles de suite. Ces offres d’emploi aboutissent à des contrats en CDI, et laissent la porte ouverte à une évolution dans les maillons de l’entreprise pour migrer vers des postes à responsabilité. En moyenne, le salaire brut est de 2300 euros à l’embauche. Sur la durée de trois ans du CDI chantier, 7 000 euros sont versés au jeune bénéficiaire, répartis en plusieurs enveloppes.