Acupression et shiatsu, des pratiques similaires qui prêtent à confusion. Beaucoup ont du mal à discerner les nuances entre les deux et finissent par les mélanger. Une erreur fréquente et compréhensible. Les deux méthodes s’inspirent de la médecine traditionnelle chinoise et consistent à exercer une pression sur des points énergétiques du corps. Leurs différences sont subtiles, mais tangibles.

Les différences dans la technique

L’acupression comme le shiatsu agissent en appliquant une pression sur les méridiens de notre corps. Ces canaux qui véhiculent l’énergie générée par les cellules qui ira ensuite vers les organes. Si le principe est le même, une des différences réside dans la technique. Dans le shiatsu, le praticien prend le méridien dans son ensemble et se déplace le long de celui-ci. Le shiatsu donne en effet plus d’importance aux méridiens qu’aux points isolés. Il se focalise également sur l’abdomen. Sa position centrale fait de ce dernier un lieu où convergent plusieurs méridiens. Aux méthodes d’appui et de pression s’ajoutent des méthodes d’étirements, de mobilisations articulaires et de massage. 

Dans l’acupression ou digitopuncture, par contre, les parties ciblées seront plus précises. On parle de pression sur des points en particulier. L’acupression réalise un diagnostic complet. Elle demande un bilan énergétique détaillé, un choix des points et enfin un choix de traitement. Le bilan passera par l‘inspection de la langue, du visage, du ventre à la prise du pouls. Une séance type consistera à déterminer 5 à 10 points adaptés au patient et à s’y concentrer. Pour plus de détails, cliquez ici.  

Les différences dans la réalisation 

L’acupression est typiquement chinoise. Elle est d’ailleurs considérée comme une version plus simplifiée de la médecine traditionnelle chinoise. La pression exercée varie en intensité, tantôt forte tantôt très légère. Hormis les doigts, certains praticiens utilisent des accessoires en bois. Elle se pratique généralement sur une table de massage. Une version plus moderne de l’acupression use même des coussins ou des tapis d’acupression où il suffit de s’allonger dessus. Le tapis d’acupression recouvert de picots en plastique vise des zones entières. La pression sera ainsi plus uniforme. Il est adéquat pour un mal de dos. Le coussin, lui, sera plus précis et soulagera la nuque ou les épaules. 

Le shiatsu est quant à lui d’origine japonaise, mais a beaucoup été influencé par les concepts de l’énergétique chinoise. Il est traduit par pression avec les doigts. C’est une technique de massage manuel. Le soigneur fera appel essentiellement à ses doigts et à la paume de ses mains. Il se pratique sur le sol ou sur un futon et le patient reste habillé. La pression est plus appuyée que dans l’acupression.

Les différences dans les indications

L’acupression et le shiatsu sont sollicités pour régulariser la circulation et rééquilibrer l’énergie vitale. Un équilibre qui bascule entre deux forces opposées mes complémentaires, celles du yin et du yang. Une perturbation de ce flux affectera tout le système énergétique. Ce qui provoque différentes manifestations. Par exemple des douleurs, des insomnies, une poussée de stress ou autres. 

L’acupression agit bien sur le bien-être émotionnel et celui de l’esprit. La réflexologie, une forme de l’acupression, stimule des zones réflexes rétablissant l’énergie dans un organe ou viscère. Dans la réflexologie plantaire, chaque point réflexe du pied correspond à une zone précise du corps. Le shiatsu de l’occident, lui, a été simplifié faisant de celui-ci un traitement souvent symptomatique, car rarement accompagné d’un bilan énergétique. Il soigne les douleurs et les tensions musculaires. Il est fait pour se détendre ou pour entretenir sa santé, et donc indiqué pour les sportifs par exemple. Les deux traitent des affections comme celles liées au stress ou au surmenage. Ils sont réalisables soi-même, mais il est toujours recommandé de consulter un praticien.