Une réussite, quel que soit le secteur d’activités, est basée sur une bonne connaissance des bases du métier. Dans le secteur de la restauration, la moindre des choses serait de connaître les fondamentaux des techniques culinaires. Dans ce contexte, il est aussi impératif de réussir les différentes épreuves du CAP , dont détails dans l’article.

Les épreuves générales

Dans le cadre de l’obtention d’un CAP cuisine, les épreuves générales sont incontournables pour tester les connaissances sur les matières du tronc commun, ou précisément en culture générale. Chaque candidat doit obtenir une moyenne de 10 sur 20 dans les épreuves obligatoires pour réussir.

Les épreuves générales obligatoires

Les épreuves générales obligatoires sont composées de plusieurs matières différentes. Il s’agit du français, de l’histoire-géographie, de l’enseignement moral et Civique (EMC). Etant donné que le domaine de la restauration et cuisine représente un service public, le coefficient de l’EMC s’élève à 3.

La seconde discipline consiste à l’épreuve scientifique regroupant Mathématiques et Sciences physiques et chimiques, avec un coefficient 2. D’éventuelles lacunes en mathématiques pourront conduire à un échec à toutes les épreuves, d’où la nécessité d’une bonne préparation.

Dans le cadre des épreuves générales obligatoires, il est important aussi de réussir les épreuves de langue vivante, notamment en anglais. Pour les candidats des académies, en cas de connaissance d’autres langues, il peut demander le changement de l’anglais par une autre, dont l’épreuve se déroulera en oral pendant 20 minutes.

Les épreuves générales facultatives

Les épreuves générales facultatives s’adressent surtout aux candidats n’ayant pas obtenu la moyenne de 10 aux épreuves obligatoires. Les notes obtenues par ces épreuves facultatives seront prises en compte si elles dépassent la moyenne de 10. Dans ce cas, le surplus en dessus de la moyenne représente un bonus.

La première épreuve facultative consiste à l’éducation physique et sportive, avec un choix entre des couples d’épreuves physiques, à choisir d’avance. Chaque candidat participe à l’épreuve avec son propre équipement et matériel.

La seconde épreuve facultative concerne un examen de langue choisi par le candidat.

La dispense aux épreuves générales

Les candidats titulaires d’un diplôme égal ou supérieur au CAP (CAP, VEP, Bac pro, BTS, brevet de maîtrise, licence…) sont dispensés des épreuves générales, aussi bien obligatoires que facultatives. Pour en bénéficier, les candidats doivent justifier la détention d’un de ces diplômes au moment de l’inscription.

Les épreuves professionnelles

A l’instar de tous les CAP, les épreuves professionnelles sont basées sur la spécialité, faisant suite à la formation cuisine dont il a bénéficié tout au long de ses études. Il s’agit de véritables épreuves de cuisine durant lesquelles le jury évalue les compétences culinaires, ainsi que les capacités d’organisation professionnelle du candidat.

La première épreuve consiste à l’organisation de la production de cuisine. Il s’agit d’épreuve écrite permettant d’évaluer les connaissances théoriques des candidats. Les questions peuvent porter sur le savoir sur les aliments, les questions d’hygiène et d’organisation professionnelle dans une cuisine, avec un coefficient 4.

Quant à la seconde épreuve, il s’agit de l’épreuve pratique, consistant à la réalisation d’une production culinaire. Il s’agit d’une épreuve durant laquelle les candidats doivent réaliser des recettes basées sur des fiches techniques fournies. Durant 5 heures, ils sont appelés à produire des plats conformément aux instructions, dont le coefficient s’élève à 13.

Pour finir, les candidats doivent compléter le dossier Prévention Santé Environnement pour compléter les épreuves.

Les épreuves professionnelles pour les candidats libres

Les épreuves destinées aux candidats libres sont similaires à celles des candidats académiques. Ainsi, il y a la partie théorique écrite, incluant les matières Approvisionnement et organisation. Il s’agit d’épreuves pour évaluer les connaissances en organisation de cuisine, règles d’hygiène, connaissance de produits, risques sanitaires et bases en cuisine.

La seconde épreuve concerne la Prévention Santé Environnement, également écrite. Il s’agit de l’évaluation sur la connaissance des contrats professionnels (CDD, saisonnier, CDI…), des premiers gestes en secourisme de base, de gestion de budget et de connaissance générale sur les entreprises et leur statut.

Quant à la pratique, il s’agit de la réalisation de menu entier sous le regard critique de plusieurs examinateurs. Ceux-ci évaluent tous les gestes, techniques et habitudes pour mettre la note, en fonction d’une grille déjà prédéterminée.

Pour l’oral, il s’agit de l’épreuve sur la commercialisation et distribution de production culinaire. Cela peut être la présentation d’une recette libre, suivie de questions sur la réalisation technique pour justifier de la capacité en communication.

Dans tous les cas, mis à part les connaissances pratiques, les épreuves théoriques peuvent être faciles à réussir même pour ceux qui ont opté pour une formation e-learning.