Prescrits pour soigner les œsophagites, inflammations du tube digestif qui va du pharynx à l’estomac, les ipp sont consommés en abondance en France. Ils sont efficaces du point de vue médical mais entraînent des séquelles si on les prend sur une longue période.

Des indications médicales très précises

Un traitement d’ipp a pour but de soigner les pathologies du type œsophagite érosive. Les médecins les prescrivent aussi en cas de reflux ainsi que dans le cas d’un ulcère peptique. Ces inhibiteurs de la pompe à protons servent aussi à traiter les états d’hypersécrétion. Ils sont également indiqués pour éradiquer l’helicobacter pylori chez le patient adulte ou enfant. La symptomatologie du reflux est améliorée sur plusieurs plans. Le traitement ipp permet en effet une meilleure mobilité de l’œsophage distal et un tonus optimal du sphincter de ce « tube ». Cette médication contribue également à atténuer le RGO en amoindrissant la sécrétion gastrique : la clairance œsophagienne (son volume de plasma sanguin épuré) est ainsi corrigée. Ce traitement n’a pas de vertus préventives sauf auprès de certains patients ayant des antécédents d’ulcère hémorragique. La thérapie par oméprazole se présente sous forme de cachets à prendre tels quels, sans les écraser : l’oméprazole se libèrerait en milieu acide dans ce cas. On peut également l’absorber sous forme liquide à base d’une solution qui intègre du bicarbonate de sodium. Les patients se plaignent cependant d’effets secondaires.

Des conséquences importunes sur l’organisme

Esomeprazole effets secondaires, deux notions qui sont hélas souvent associées. Parmi les désagréments les plus souvent notifiés par les patients soumis à un traitement ipp, les troubles sur le système digestif arrivent en tête. Ils concernent moins de 5 % des personnes qui prennent de l’ésomeprazole et cessent avec la fin du traitement. Des diarrhées sont signalées, ainsi que des nausées, des maux de ventre ou de tête. Cela peut aller jusqu’à des vomissements, un symptôme particulièrement pénible pour des patients souffrant déjà d’une acidité gastro-œsophagienne. À moyen terme, un effet rebond a été décrit dans certaines études avec une hausse de sécrétion acide constatée chez certains patients deux semaines après la fin de leur traitement ipp. Toutefois, cette dernière hypothèse est contestée. À plus long terme, l’innocuité de ce traitement pose question. Plusieurs types d’infections ont été répertoriés comme ayant un lien potentiel avec cette médication. Il s’agit principalement d’infections digestives, dites à « chlostridium difficile ». Des patients ont également été victimes d’infections respiratoires et de fractures qui auraient un rapport avec le traitement par inhibiteurs de la pompe à protons.

Des infections de plusieurs sortes

L’acidité gastrique jugule la prolifération bactérienne et bloque celle de colonies que les remontées gastro-œsophagiennes peuvent causer dans le tractus digestif et respiratoire. Cette transformation de la flore en lien avec le traitement serait à l’origine de plusieurs infections digestives. Chez les enfants, on observe davantage de gastro-entérites et de contaminations pulmonaires. Des conséquences métaboliques se produisent aussi avec la prise d’ipp. Les personnes concernées sont carencées en magnésium, elles présentent également un déficit en vitamine B12 et en zinc. Certains patients subissent en outre des inflammations interstitielles rénales : cette atteinte entraîne une insuffisance rénale. Des risques cardio-vasculaires existent aussi avec ce traitement anti-reflux. Ce dernier diminue l’efficience des médications anti-agrégantes (comme l’aspirine) qui sont administrées aux patients soignés pour une pathologie cardiaque. De plus, des troubles d’arythmie sont possibles. Quant à un éventuel lien avec les maladies oncologiques, il n’est pas scientifiquement démontré bien que souvent évoqué. Enfin, les personnes âgées prenant des médicaments contre le RGO ont un risque accru de fractures. Ce traumatisme osseux est préoccupant chez les seniors, avec des séquelles sérieuses.

Un trouble à traiter sans délai

À long terme, les traitements conventionnels des troubles digestifs ont donc des effets secondaires difficiles à supporter. Afin de ne pas prolonger ces médications, il est par conséquent judicieux d’opter pour des traitements plus naturels ou, à défaut, de les suivre le moins longtemps possible. Dans tous les cas, un bon diagnostic est primordial. Si vous ressentez une brûlure derrière le sternum après le déjeuner, le dîner voire l’ingestion de boissons chaudes ou froides, il est prudent de consulter. Les régurgitations acides sont aussi un signe d’alerte ainsi que les toux nocturnes, le RGO pouvant survenir durant votre sommeil. Les causes de cette pathologie digestive sont variées mais s’avèrent souvent anatomiques. Une hernie hiatale est parfois en cause ou bien un dysfonctionnement du sphincter œsophagien inférieur, entre autres. Certains médicaments sont également en cause, comme les bêtabloquants ou les anticholinergiques. Côté hygiène de vie, la consommation d’alcool et de caféine sont des facteurs de risque. Mieux vaut également éviter les épices dans votre alimentation. Le médecin établit son diagnostic en interrogeant le patient et a recours, le cas échéant, à une endoscopie.