Vous désirez poser des volets isolants, acheter une chaudière qui consomme moins ou mieux isoler vos combles. Pour vous aider à faire face à des frais importants, les pouvoirs publics ont mis en place de nombreux dispositifs.

Les crédits d’impôt

Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (TICE) s’adresse aussi bien aux propriétaires qu’aux locataires comptant réaliser des travaux de rénovation énergétique. Ceux-ci doivent être éligibles à cette aide. Les contribuables sont concernés tout autant que les personnes ne payant pas d’impôts. Les travaux doivent porter sur la résidence principale, qui doit être construite depuis au moins deux ans. Ils doivent être également réalisés par un professionnel, reconnu garant de l’environnement. La déduction fiscale est de 30% du montant des travaux. Son montant est plafonné, de manière différente pour une personne seule ou un couple. Locataires et propriétaires de leur résidence principale peuvent également bénéficier du crédit d’impôt de développement durable. Pour en bénéficier, les travaux de rénovation thermique doivent être réalisés par un professionnel. Le montant de ce crédit d’impôt est soumis à un plafonnement. Pour en savoir plus sur ce dispositif, veuillez cliquer sur crédit d’impôt développement durable.

L’éco prêt à taux zéro

L‘éco ptz concerne les propriétaires, occupants ou bailleurs. Le logement qui profite des travaux de rénovation énergétique doit être la résidence principale du bénéficiaire. Sa construction doit avoir été entreprise avant le 1er janvier 1990. Les travaux envisagés doivent répondre à certains critères. Ils peuvent concerner l’isolation thermique du toit ou d’une partie des fenêtres, la mise en place d’un système de chauffage de nature écologique ou encore la rénovation, par des dispositifs économes en énergie, du système d’assainissement individuel. Il est possible de cumuler deux éco ptz. Cependant, le prêt complémentaire doit servir à financer d’autres travaux que ceux rendus possibles par le premier prêt. Le montant total des prêts accordés ne peut dépasser 30 000 euros. L’avantage considérable de ce dispositif est l’absence d’intérêts.

Les autres aides

Le dispositif des certificats d’économie d’énergie peut apporter une aide appréciable aux personnes réalisant des travaux de rénovation énergétique, qu’elles soient propriétaires ou locataires. Par ce biais, l’État impose aux vendeurs d’énergie des obligations en matière d’économie d’énergie. Pour y faire face, ils proposent aux particuliers des aides, sous forme de primes énergie. En échange de ces aides, les vendeurs d’énergie peuvent obtenir des certificats d’économie d’énergie, qui attestent, auprès des pouvoirs publics, de leur volonté de contribuer à une véritable rénovation énergétique. Les travaux de rénovation énergétique doivent être réalisés, là encore, par un professionnel reconnu garant de l’environnement. Les propriétaires et locataires de logements construits depuis au moins deux ans peuvent encore bénéficier, pour la réalisation de certains travaux d’amélioration énergétique, d’un taux de TVA réduit, à 5,5%. Cette solution permet encore d’importantes économies d’énergie. Enfin, certains dispositifs sont réservés aux ménages modestes. C’est ainsi que la prime « coup de pouce économies d’énergie » prévoit l’octroi, sous condition de ressources, d’aides destinées à financer certains travaux de rénovation énergétique, comme le remplacement d’une chaudière ou l’isolation des combles. De son côté, le chèque énergie, qui remplace les tarifs sociaux de l’énergie, consiste en une aide annuelle, attribuée en fonction des ressources et de la composition du foyer. Ce chèque peut être utilisé pour le financement de certains travaux de rénovation énergétique. Par ailleurs, l’Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat (ANAH) propose , dans le cadre de programmes spécifiques, des aides aux propriétaires décidant d’entreprendre des travaux d’amélioration énergétique. Ils doivent satisfaire à des conditions de ressources et d’ancienneté du logement.